Un drôle de concours...
- papierbulles
- 27 juil. 2015
- 2 min de lecture

Normandie, début du XXe siècle. Dans un village isolé, les hommes ont l’habitude de se retrouver pour aller prendre un verre dans le café que tient Rosa, la plus belle fille du coin. Un soir, après avoir bu un coup de trop, la discussion s’envenime et ils se lancent un pari visant à tester leur virilité. L’enjeu est clairement énoncé : la mise est de mille francs, et celui qui sera le plus doué au lit remportera le pactole. Mais comment les départager ? Il faudrait trouver une fille qui ne rechigne pas à la chose... De son côté, Rosa se dit que ce pari stupide serait peut-être la solution pour financer les soins de son mari malade. Lorsque le village apprend que c’est elle qui déterminera le vainqueur, les inscriptions se multiplient ! Tout le monde espère avoir sa chance. Chacun a ses propres raisons…
On s’attache rapidement à Rosa. Mariée par ses parents à 16 ans à un homme 15 ans plus vieux, elle fera preuve d’un mélange de force et de douceur pour apprivoiser son mari. Rosa ne cesse de nous surprendre par son caractère complexe. Femme d’un seul homme, pas vraiment au fait de la passion amoureuse, elle se propose comme seule juge d’un concours de virilité !
L’histoire aurait pu dérailler. Parce que finalement ce ne sont pas 3 hommes qui vont concourir mais bien 12 ! Parce qu’elle leur demande 3 nuits chacun. Parce qu’on pourrait changer d’idée vis-à-vis de Rosa, qui offre son corps pour de l’argent. Mais non, l’auteur joue à l’équilibriste et sait rester debout. On ne tombe pas dans la vulgarité, ni dans la facilité. Rosa reste fidèle à elle-même, droite dans ses bottes, ferme et valeureuse. Viennent se mêler quelques hommes aux histoires touchantes, aux raisons aussi différentes que plus ou moins respectables.
Très réfractaire au dessin sur les premières pages à cause de son côté « vieillot », l’histoire me l’a rendu plus lisible et plus agréable. Contre toute attente, j’ai finalement hâte de lire le tome 2. Les a priori sont bien les pires ennemis de notre métier !
Mélody