On les appelle Junior & Senior – Robin Recht & Jean-Baptiste Hostache / Éditions Le Lombard (2025)
- papierbulles
- 19 janv.
- 1 min de lecture

Junior & Senior, ce sont Terrence Hill & Bud Spencer dans On l’appelle Trinita et On continue à
l’appeler Trinita, deux westerns-comédie (à mon sens, plutôt que spaghetti) d’Enzo Barboni, en 1970 et
71.
Partant de là, on s’attend, à priori, à une sévère distribution de paires de baffes, châtaignes, mornifles et
autres tartes à la phalange ; du bourre-pif, assurément ! Et, de fait, c’est bien ce à quoi nous avons droit ;
mais pas que...
À l’ouest du Mississippi, Junior et Senior reçoivent, en prison, la visite d’un politicien véreux (Smith) qui
leur propose, contre leur libération et quelques dollars, d’aller enlever, dans un orphelinat, la fille
illégitime d’un autre politicien véreux (Wesson), afin de le faire chanter et s’assurer de remporter les
élections en cours. J&S acceptent et, pour des raisons imputables à un plan infaillible (sic), les deux bras
cassés se retrouvent avec six gamines à gérer plutôt qu’une...
Du coup, ce n’est pas « seulement » une BD humoristique. Il y a la tendresse, l’affection, évidemment, qui
prédominent rapidement dans les rapports entre les deux frangins et les six mouflettes et, lors d’une
échappée en montgolfière, on survole des champs de coton – dans lesquels suent des esclaves, ainsi que la
scène d’une bataille, vue du ciel, de la Guerre de Sécession.
L’idée, c’est aussi de jouer sur et avec les sentiments, même si c’est plus diffus, au milieu des gnons et des
mandales.
Pour finir, tout ce qui concerne le visuel (et peut-être le coup de crayon plus encore que le reste ?) est de
grande qualité.
Fred.
8/10











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