Au pays des malformés
- papierbulles
- 8 oct. 2015
- 2 min de lecture

« Ceux qui hantent le ciel ». La simple évocation de ces êtres supérieurs qui déchaînent sur terre des catastrophes naturelles aussi imprévisibles que meurtrières suffit à faire frémir les plus braves.
La rumeur veut qu'ils aient élu domicile au nord d'une ville côtière, sur des terres inexplorées et entourées de falaises vertigineuses que nul n'ose approcher...
C'est pourtant à leur rencontre que se dirige Zipher, transportant sur son dos le cercueil qui contient la dépouille de sa défunte petite amie... Pour lui, c'est certain, les mystérieux magiciens entendront ses suppliques et ramèneront sa dulcinée à la vie...
J’ai choisi cette BD à cause de son dessin et je n’ai pas été déçue. Les tons sépia sont magnifiques, les lignes très belles et les détails soignés. Un petit moins cependant : l’utilisation d’une seule gamme de couleur rend parfois l’identification des personnages un peu difficile et ralenti la lecture de certaines cases.
L’histoire est simple : un personnage + une histoire d’amour + une quête + un monde inconnu et des personnages très atypiques. Un bon cocktail pour passer un agréable moment.
Zipher est captivant, on reste partagé : doit-on l’aimer, doit-on le craindre ? Est-il fou ? Est-il plus malin qu’on ne l’imagine ? Et ce n’est pas le seul personnage qui intrigue. D’où la naissance d’une certaine curiosité, qui n’est pas satisfaite à la fin de ce premier tome.
Le village et ses habitants relèvent d’une très belle construction : de l’imagination débordante de l’auteur naissent des personnages renard-dragon, chat-diable… qui nous touchent par leurs différences.
On oscille entre magie bienveillante et maléfique dans un univers empreint d’une douce mélancolie, sûrement trompeuse…
Il faut lire le deuxième et dernier tome pour avoir un point de vue sur la globalité de l’histoire.
Mélody