« Les Super-Riches l'ont Super-Profond… »
- 5 mai 2018
- 2 min de lecture
Dernière mise à jour : 11 févr. 2020

De K. K. Andrews. Ed. Akileos, 2018.

Renato Jones en fait partie. Des « UN % », s'entend. Des super-riches. Peut-être n'est-il pas exactement à sa place ? Peut-être que plus jeune, dans les rues de Jakarta, Renato Jones ne répondait-il justement pas à ce nom ? Peut-être. Il n'en demeure pas moins qu'aux yeux du monde, Renato Jones est le richissime héritier d'une colossale fortune léguée par ses parents, après que ceux-ci aient été sauvagement assassinés à leur domicile, lorsqu'il était enfant. Aux yeux du monde, mais pas à ceux de Church, son majordome. Church lui a révélé certains faits. Personne n'est dans le secret, sinon eux. Puis Church lui a proposé un marché. Renato Jones l'a accepté.
« Qui va les faire payer ? »
« Ça fait vingt ans qu'ils assassinent la classe ouvrière. Qu'ils déciment les salaires, détruisent les avantages durement acquis & les emplois. Ils ont fait plonger l'économie dans des crises, détruit des familles & volé leurs maisons. Ils ont fait de la classe moyenne des pauvres & envoyé les pauvres en prison. & pourtant, vous ne verrez aucun d'eux purger une peine. Les « UN % » peuvent se payer un casier judiciaire vierge ».
L'argent apporte le pouvoir. Le pouvoir apporte l'immunité. En sur-abondance, la combinaison de l'un & l'autre surdimensionne l’ego. Permet tout. & tout a un prix. Il n'y a pas de limites. Encore moins de scrupules. Les « UN % » sont des requins dans des océans de billets & se comportent comme tels. S'accouplent & se dévorent entre eux. Les autres n'existent pas. Les autres sont la main-d’œuvre. Corvéable. Exploitable. Interchangeable. Jetable. Au mieux, un « nouveau jouet préféré ». Mais soyons réalistes, « ce sont même pas des gens » !
Dans les hautes sphères du pouvoir, de l'argent à profusion, de la corruption, de l'immoralité & du vice, sévit Le Freelance. Une légende, selon les « UN % ». Jusqu'à ce qu'ils fassent sa connaissance. Le Freelance a une (longue) liste de noms. Il a conclu un pacte. Qui va les faire payer ?…
Une véritable bombe graphique !
Le dessin, la mise en page, les cadrages, la mise en couleurs, les vraies-fausses pubs insérées entre les chapitres & (la classe !) la typo fantôme légèrement sur-imprimée en jaune brillant sur fond jaune mat sur toute la couverture (il faut jouer avec la lumière, pour la lire)...la classe (bis) !
Les similitudes entre Renato Jones / Le Freelance & Bruce Wayne / Batman sont évidentes, à quelques détails près. Tous deux sont orphelins. Leurs parents ont été assassinés. Ils sont milliardaires par héritage. Tous deux ont une double vie, une double identité. Tous deux sont des justiciers & leurs majordomes connaissent leurs secrets. Mais si celui de Batman le seconde, celui du Freelance est lui à l'origine du personnage. C'est Church qui a entraîné Rénato Jones - & de fait créé Le Freelance. Church qui lui a fait promettre de « mettre les comptes à zéro ». Church, finalement, qui a fait du Freelance le symbole - & l'exécuteur ! de la vengeance des opprimés sur les puissants.
Une BD subversive, violente, sarcastique & puissante !










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